Bilan du mois de Juillet 2022

Juillet s'achève, dressons donc son bilan! Un mois particulier dans une année, décidément, très spéciale.

Le mois de juillet a démarré sur plein d'envies de lectures, aboutissant parfois à quelques difficultés et déconvenues, mais me permettant néanmoins d'explorer différents horizons. Le formidable tag des Autrices incontournables en SFFF de Nevertwhere (dont vous pouvez trouver ma liste > ici <) est aussi l'occasion de faire fleurir nos piles à lire et nos envies de lecture avec plus de formidables femmes aux commandes. Cela m'a en tout cas boosté pour deux autrices majeures qui me faisaient un peu peur: Ursula K. Le Guin et Ada Palmer (dont l'audio-lecture est en cours). Ce tag c'est le positif du mois! 

En contrepartie, juillet signe aussi la fin des Imaginales pour moi. L'éviction de Stéphanie Nicot et les dérives de la mairie et du directeur du festival ont entraîné ma démission au sein des prix Imaginales des bibliothécaires, BD et romans. Un crève-cœur dont je ne parviens pas encore à apaiser la colère. Mais maintenant, mon énergie peut se diriger vers des horizons plus ouverts. Je ne peux pas dire, cependant, que cela n'a pas entaché mon rythme de lecture sur la fin du mois.

Allez, c'est parti pour le bilan!

Le bilan de juillet en chiffres (sans compter le(s) lecture(s) en cours) :

 

Voici un résumé de mon avis sur chacune des lectures du mois dont la chronique est disponible sur le blog:

Les quatre vents du désir d'Ursula K. Le Guin, traductions de Philippe Rouille, Martine Laroche, Jean-Pierre Pugi, Françoise Levie-Howe, France-Marie Watkins, révisées par Erwann Perchoc, préface de David Meulemans, entretien par Hélène Escudié, Le Bélial', Kvasar


Les quatre vents du désir est un recueil de grande qualité d’Ursula K. Le Guin qui nous propose de multiples voyages au sein de ses univers. Tantôt poétique et touchant, tantôt drôle et même loufoque, toujours fin, les textes qu’elle a regroupé ici sont formidables et cette découverte de la plume de l’autrice ne sera pas sans suite.

 

Seeds of war. Tome 1, Les Dieux célestes de Blaede et Bojan Vukic, Kalopsia


Ce premier tome de Seeds of war en bande-dessinée est vraiment prometteur. L’univers riche et la beauté des illustrations en font une œuvre de fantasy de qualité qu’on a envie de poursuivre. On manque encore un peu de réponse à se mettre sous la dent mais l’intrigue est déjà très intéressante et les personnages réussis. 

 

Oiseau de Sigbjørn Skåden, traduction par Marina Heide, Agullo, Agullo Court


Oiseau est un court roman plein de qualités. Son écriture minimaliste, son ambiance très marquante et les nombreux questionnements qu’il propose sur la nature humaine en font un texte plus riche que son format ne le suggère. Certains éléments ont cependant un peu coincé pour moi à la lecture mais cela reste un texte très intéressant dont je vous suggère la découverte.

 

Immonde! de Elizabeth Holleville, Glénat 


Immonde! est une bande dessinée horrifique très classique, rendant hommage aux grands maîtres de l’horreur des années 80, tout en proposant un regard moderne via une belle diversité dans les personnages et l’ajout d’autres thématiques, notamment via ces personnages principaux adolescents en construction d’eux-mêmes. Graphiquement atypique avec des aplats de couleurs en nuances de vert et mauve, c’est une œuvre qui ne laisse pas indifférent. 

 

Sur la route d'Aldébaran d'Adrian Tchaikovsky, traduction par Henry-Luc Planchat, Le Bélial', Une Heure-Lumière


J’ai vraiment adoré cette lecture. Sur la route d’Aldébaran est un excellent mélange entre horreur, humour cynique et références à foison dans un univers vertigineux et avec un twist fort sympathique. C’était ma première lecture de l’auteur mais certainement pas la dernière. 

 

L'âge d'eau. Tome 1 de Benjamin Flao, Futuropolis


Si ce premier tome de L’Âge d’eau m’a globalement convaincue pour ses propositions de contre-société, je reste un peu déçue par l’intrigue qui oscille entre une dystopie intéressante mais classique et un côté fantastique trop mystique. Par contre, j’ai été épatée par la qualité graphique de cet album où l’auteur-illustrateur a osé le mélange des styles dans une œuvre très qualitative. 

 

Tè Mawon de Michael Roch, La Volte


Tè Mawon est un roman exigeant qui demande un peu d’effort et n’apporte pas tout à fait le plaisir de lecture. Il reste néanmoins une lecture passionnante et foisonnante qui apporte non seulement une étape nécessaire à l’imaginaire francophone mais propose ne plus de nombreuses réflexions formidables. C’est un roman imparfait mais qui a beaucoup a apporté en constituant une œuvre superbement écrite. 

 

A-Lan. Tome 1, Le secret de Wabisabi de BeKa et Thomas Labourot, Dupuis


Si je ne suis pas convaincue personnellement par ce premier tome qui ne fait pas dans le subtilité et dont l’humour gag pourtant très sympathique n’est pas vraiment de mon goût, j’avoue qu’il s’agit d’une BD qui a beaucoup d’arguments pour toucher son public. C’est vif, très coloré, très sympathique visuellement et on imagine parfaitement une version animé de l’histoire. Mais ce n’est pas pour moi. 

 

Projet dernière chance d'Andy Weir, traduction par Nenad Savic, lecture de François Montagut, Hartigan


Projet dernière chance ne m’aura pas convaincu à cause de ses nombreux clichés, et de son manque d’innovation. Disons que c’est un divertissement passable qui s’éloigne finalement assez du côté thriller auquel nous a habitué l’auteur. On reste dans une intrigue très hollywoodienne avec de bons sentiments et des rebondissements qui raccroche au roman malgré ses défauts. 

 

Et vous, quel est le bilan du mois ? Quels livres ou quel(le)s séries/films vous ont provoqué un coup de cœur ? 

 

 

Comments

Joli mois plein de BD en tout cas ;) Bon mois d'août à toi !

Oui j'avais des envies de BD en juillet! J'ai tellement de mal à me concentrer sur des gros romans en ce moment que ça m'aide à tenir le rythme ^^
Bon mois à toi aussi!

Ah quelqu'un qui n'a pas aimé le dernier Andy Weir... dans mes bras !!! lol

Si je plussoie la novella de chez Agullo, que c'était beau !

Ah oui c'était une petite purge le Andy Weir quand même... Pour Oiseau je suis heureuse de l'avoir lu, je l'avais repéré quand tu l'avais mis dans tes articles de sorties et c'était une lecture assez intéressante!

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