Bilan du mois de Juillet 2026
Août a déjà commencé depuis 3 jours et je n'ai pas encore eu le temps de jeter mon dernier regard sur le mois de juillet! Voici donc enfin le bilan du mois passé !

Juillet a été un mois assez étrange. J'ai ressenti beaucoup d'angoisse et de colère quand on voit l'état du monde et je me sens à la fois impuissante et révoltée. Mais pour une fois, j'ai quand même réussi à lire en parallèle, à m'évader dans des jeux ou dans des séries, parce qu'il était aussi nécessaire de se préserver un peu de moments où souffler pour continuer de "fonctionner". Les lectures qui m'ont accompagné ont été d'une grande aide à ce niveau-là! Juillet a aussi été marqué par de bons moments, des rencontres touchantes, un snipe de Monodie sur la fin de son tour d'Europe à vélo pour la Ligue contre le cancer (4 mois, 8000km, 120 000 euros de récoltes !!!), le bonheur d'un café en terrasse, un repas avec de chouettes gens, la douceur des ronronnements de nos chats ... Et c'est aussi à ça que j'essaye de m'accrocher, à ces moments de beauté et d'espoir. J'ai toujours soif de révolution en parallèle, évidemment!

Allez, c'est parti pour le bilan!
Le bilan chiffré de juillet (sans compter le(s) lecture(s) en cours) :

Voici un résumé de mon avis sur chacune des lectures du mois:

Bordure de Lucie Mosca, L'Atalante, La dentelle du cygne
Bordure est un premier roman formidable qui nous emporte dans une intrigue sous tension, riche en actions et en rebondissements, le tout dans un univers foisonnant et bien construit. L’écriture est maîtrisée, en particulier celle des personnages et Shylot, héroïne aussi bad ass que cabossée, est inoubliable. J’ai adoré me laisser porter par cette intrigue survoltée qui dénonce avec force les traumas de la guerre et l’injustice de nos mondes respectifs. Coup de cœur !

IA le grand enfumage : comprendre les enjeux, déconstruire les mythes, reprendre le pouvoir de Lou Welgryn et Théo Alves da Costa, Payot
IA le grand enfumage est un essai nécessaire puisqu’il informe de manière sourcée et éclairée sur les vérités cachées de l’industrie de l’intelligence artificielle, ses enjeux, ses conséquences et les menaces qu’elle fait peser sur notre avenir. C’est un ouvrage clair, plutôt complet, qui synthétise, explique et permet de comprendre ce qui se joue actuellement pour nous permettre de redevenir acteurices de nos luttes et de résister contre ce qu’on tente de nous imposer comme inéluctable.
Liminal de Auriane Velten, Mnémos
Liminal est un roman surprenant et finement construit qui est autant un hommage à la culture japonaise qu’une réflexion philosophique sur le libre arbitre et le sens d’une existence. Déroutant de prime abord, il se révèle très réussi quand les révélations se font. Jouant avec les codes narratifs comme avec les frontières du réel, Liminal est une lecture enthousiasmante et très originale dont tout l’intérêt doit pourtant rester secret pour le plaisir de la découverte.
Pépouze de Thomas Vieille, Claire Loup et Clerpée, Nathan
Pépouze est une excellente bande dessinée féministe qui dynamite les codes patriarcaux des récits de chevalerie via l’histoire rocambolesque et pleine d’aventure de son héroïne Anissa. C’est une BD hilarante et sarcastique que j’ai adoré lire, tant pour son intrigue pleine de messages de liberté que pour son graphisme magnifique ! Une belle petite pépite.
Lightfall. Tome 4, L'entre-deux mondes de Tim Probert, traduction de Fanny Soubiran, Gallimard BD
On est clairement sur un tome pivot de l’histoire qui fait évoluer les personnages en les confrontant à des choix qui impacteront le destin du monde comme le leur. J’ai été très touchée par ce quatrième opus, par la force de Béa qui avance malgré ses angoisses, malgré ses doutes, malgré son sentiment de culpabilité. Tim Probert nous a décidément offert une héroïne formidablement écrite et formidablement représentée dans toutes les facettes de ses émotions. Hâte de lire la suite !


On a regardé Enola Holmes 3 et, sans surprise, c’était sympathique et divertissant. Le premier film reste évidemment bien mieux, pour les surprises notamment dans le choix scénaristiques. Et j’avais aussi beaucoup aimé le deux pour l’ancrage historique avec les luttes pour le droit de vote des femmes. Ce troisième opus manque peut-être de ce petit plus mais reste un bon film qui se regarde comme une suite de série désormais, avec le plaisir de retrouver son ambiance, ses personnages et ses rebondissements. L’intrigue est mouvementée, les messages anti-colonialistes plus que bienvenus et l’humour toujours réussi.

Ce mois-ci, on a aussi regardé les deux premières saisons de la série Meurtre mode d’emploi créée par Poppy Cogan et réalisée par Dolly Wells et Tom Vaughan d’après le livre d’Holly Jackson. Et j’ai franchement adoré. Dans la première saison, on y suit une lycéenne qui décide d’élucider la disparition d’Andy Bell car elle est persuadée que le coupable, qui s’est suicidé, n’est pas le bon. Bien qu’on décèle assez rapidement quelques pistes plus que probables dans la manière dont s’est tourné, on est tout de même bien happé par l’ensemble et les rebondissements parviennent à nous surprendre. J’ai trouvé la série dynamique et parfaitement interprétée, notamment par Emma Myers en rôle principal. Très logiquement, on a enchaîné dans la saison 2 avec cette fois une nouvelle affaire mais aussi les conséquences de la première histoire. C’était plus intense, et vraiment très bien joué. Emma Myers m’a tellement impressionnée sur cette fin de saison. L’intrigue m’a aussi paru plus forte par son côté course contre la montre. Et malgré quelques ficelles un peu grossières, j’ai adoré l’histoire et j’ai hâte de voir une nouvelle saison quand ça sortira.

On a aussi regardé la saison 7 de The Rookie, série policière toujours aussi efficace et sans prise de tête qu’on suit avec plaisir. Rien de spécial à signaler sur cette saison, si ce n’est qu’elle ne perd pas en qualité et qu’elle est sans doute moins sensationnaliste que la précédente et c’est tant mieux.


Ce mois-ci, j’ai joué au jeu Cat mail co. de Maracas Studio, un cosy game où on joue un chat qui tient un bureau de poste. Préparez les colis à l’envoi, organisez vos étagères de stockage, fournissez les colis aux clients… C’est un petit jeu tout simple mais efficace qui conserve son côté cosy par l’absence de timing à respecter. Vous avez le temps de vous organiser, le temps de gérer les petites conditions spéciales de chaque colis… et j’avoue que c’est assez addictif. J’ai donc fini le jeu en une dizaine d’heures (il reste ensuite un mode infini sans rien de neuf à débloquer). Et c’était très sympa!
Et vous, quel est le bilan du mois ? Quels livres ou quel(le)s séries/films vous ont provoqué un coup de cœur ? À quel(s) jeu(x) avez-vous joué ce mois-ci?
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